1. Choisir ce que vous devez pouvoir récupérer
Le rapport d’une tâche de sauvegarde permet de vérifier certaines opérations. Pour savoir si les données seront utilisables, il faut également examiner le contenu sauvegardé et les conditions de restauration.
Commencez par identifier les fichiers ou services réellement importants. Vérifiez qu’ils figurent dans le périmètre, que la date de la copie correspond à votre besoin et que les accès nécessaires sont disponibles.
Pour un premier échange, notez un exemple concret : dossiers clients, fichiers de travail ou application utilisée chaque jour. Indiquez aussi qui pourra confirmer que l’élément récupéré est exploitable. Un fichier qui s’ouvre doit encore correspondre à la bonne version.
2. Préparer le test avec votre interlocuteur technique
Avant toute restauration, convenez de la copie à utiliser, de la destination du test et des personnes concernées. Une destination séparée permet d’examiner les fichiers récupérés sans remplacer les fichiers de travail. Pour une application ou un serveur, les conditions du test doivent être étudiées avec l’administrateur.
Les points à lui transmettre sont simples :
- L’élément à récupérer et la date de version recherchée.
- L’emplacement de la copie et la personne qui possède les accès nécessaires.
- L’espace prévu pour le test et les éventuelles dépendances de l’application.
- Les contrôles qui permettront de considérer le résultat comme utilisable.
Les mots de passe et les clés de chiffrement ne doivent pas figurer dans la fiche de compte rendu.
3. Vérifier le résultat, pas seulement la fin de la copie
Un fichier restauré montre que ce fichier a pu être récupéré dans les conditions du test. Cela ne démontre pas automatiquement la restauration d’un serveur complet ou d’une application avec ses dépendances.
Le test doit donc être défini selon le besoin : quelques documents, un ensemble de fichiers ou un service identifié. Les opérations susceptibles d’affecter la production doivent être préparées avec la personne qui administre l’installation.
Après récupération, faites vérifier le contenu par la personne qui l’utilise : fichier attendu, bonne version, ouverture dans l’outil habituel et éléments nécessaires à son exploitation. Notez les difficultés, même si la récupération finit par aboutir.
4. Garder une fiche de vérification
Un compte rendu peut indiquer la copie utilisée, le périmètre restauré, les contrôles effectués, la durée observée et les difficultés rencontrées. Il permet de distinguer ce qui est vérifié de ce qui reste à tester.
Cette vérification doit être réexaminée lorsque l’installation ou les usages changent.
Vous pouvez télécharger la fiche de vérification des sauvegardes et la compléter avec votre interlocuteur technique. Elle rassemble le périmètre, la copie testée, les contrôles, la durée observée et les actions restantes.
Exemple : retrouver un dossier de travail
Exemple fictif de compte rendu, pour illustrer la méthode.
L’objectif est de retrouver une version antérieure d’un dossier contenant un document et un tableur. Le test est réalisé dans un dossier séparé. La personne qui utilise ces fichiers confirme leur ouverture et leur version.
Le compte rendu peut alors conclure : « Les deux fichiers sélectionnés ont été récupérés et vérifiés. Les autres dossiers et le redémarrage du serveur n’ont pas été testés. » Cette formulation décrit ce qui a été vérifié et les points qui restent ouverts.
Quand faut-il aller plus loin ?
Si vous ne savez pas où se trouve la copie, qui peut y accéder ou comment récupérer une application, commencez par réunir ces informations. Un test de quelques fichiers peut être un premier exercice ; la reprise de l’activité demande aussi d’examiner les services, les équipements et leur ordre de remise en fonctionnement.
Pour préparer cette discussion, consultez le guide sur la reprise après une panne de serveur. Si votre dispositif repose sur un NAS, voici aussi les questions à se poser sur le NAS et les rançongiciels.
J’accompagne les TPE et PME du Puy-de-Dôme pour examiner leur installation et définir un périmètre de diagnostic ou de suivi. Étudier vos sauvegardes et votre reprise d’activité.
Pour compléter : Cybermalveillance.gouv.fr recommande notamment de tester les sauvegardes et de protéger les copies. Retrouvez ses bonnes pratiques pour gérer les sauvegardes.